Tantanmen maison
La vraie recette du ramen épicé au sésame

担々麺

Adapté du dandanmian sichuanais par les cuisiniers japonais, le tantanmen a développé au Japon une identité bien à lui : un bouillon plus crémeux, adouci par la pâte de sésame et le lait, où le piquant du piment se marie à la richesse du porc haché épicé. C’est un ramen généreux, à la fois réconfortant et vif en bouche, particulièrement apprécié en période froide.

Si vous aimez cuisiner japonais, explorez nos autres recettes japonaises pas à pas.

Cette recette utilise une base de sésame et de lait pour la rondeur, associée à un tare pimenté et un porc haché parfumé au doubanjiang. Le niveau de piquant se dose facilement selon les goûts, ce qui en fait un ramen étonnamment adaptable à toute la famille.


  • Temps de préparation : 20 minutes
  • Temps de cuisson : 25 minutes
  • Difficulté : facile
  • Pour : 2 personnes
  • Cuisine : traditionnelle
Pour faciliter vos courses, voici les ingrédients de votre recette japonaise.

Le tantanmen repose sur l’équilibre entre le sésame, le piment et le porc haché épicé. Voici le détail pour 2 bols.

  • 800 ml de bouillon de poulet ou de porc
  • 4 c. à soupe de pâte de sésame blanc (neri goma) ou, à défaut, de tahini de bonne qualité
  • 150 ml de lait entier ou de lait de soja non sucré
  • 1 c. à soupe de sauce soja
  • 1 c. à café de sucre
  • 200 g de porc haché
  • 1 c. à soupe de doubanjiang (pâte de soja fermentée pimentée)
  • 2 gousses d’ail et 1 morceau de gingembre de 2 cm, hachés
  • 1 c. à soupe de sauce soja et 1 c. à café de sucre
  • 1 c. à soupe d’huile neutre
  • 2 c. à soupe de rayu (huile pimentée japonaise) ou d’huile de sésame parfumée au piment
  • 1 c. à soupe de vinaigre de riz noir ou, à défaut, de vinaigre de riz classique
  • 1 c. à café d’huile de sésame grillé
  • 200 g de nouilles ramen moyennement épaisses
  • Épinards ou pak-choï blanchis
  • 2 oignons nouveaux ciselés
  • Sésame blanc et noir grillé
  • Feuilles de coriandre fraîche, facultatif

Laissez-vous guider par le chef à chaque étape pour réussir votre recette japonaise à la maison.

Le tantanmen se prépare en trois blocs indépendants
— le porc épicé, le bouillon crémeux et le tare —
assemblés seulement au moment du service.

Faites chauffer l’huile neutre dans une poêle, puis ajoutez l’ail, le gingembre et le doubanjiang.
Faites revenir 30 secondes jusqu’à ce que les arômes se dégagent.
Ajoutez le porc haché et faites-le cuire en l’émiettant, jusqu’à ce qu’il soit bien doré et légèrement croustillant.
Ajoutez la sauce soja et le sucre, mélangez et laissez cuire encore 1 minute. Réservez au chaud.

Faites chauffer le bouillon de poulet ou de porc à feu doux.
Dans un bol, détendez la pâte de sésame avec un peu de bouillon chaud, en mélangeant jusqu’à obtenir une texture lisse.
Incorporez ce mélange au reste du bouillon, ajoutez le lait, la sauce soja et le sucre,
puis mélangez sans porter à forte ébullition, pour ne pas faire trancher le lait.

Mélangez le rayu, le vinaigre de riz noir et l’huile de sésame grillé dans un petit bol.
Goûtez et ajustez la quantité de rayu selon le niveau de piquant souhaité.

Blanchissez les épinards ou le pak-choï 1 minute à l’eau bouillante salée, puis égouttez-les.
Ciselez les oignons nouveaux et préparez le sésame grillé.

Portez une grande quantité d’eau à ébullition dans une casserole séparée.
Cuisez les nouilles selon le temps indiqué sur l’emballage.
Égouttez très soigneusement, sans rincer.

Réchauffez les bols à l’eau chaude puis videz-les.
Versez le tare pimenté au fond de chaque bol.
Ajoutez le bouillon crémeux chaud et mélangez légèrement.
Déposez les nouilles, puis disposez le porc haché épicé, les épinards, l’oignon nouveau et le sésame.
Ajoutez quelques feuilles de coriandre fraîche pour la fraîcheur, si désiré,
et servez immédiatement en mélangeant bien avant de déguster.

Experte de la cuisine et de la culture japonaise familiale et de sa transmission à Paris

J’ai reçu la culture japonaise par transmission familiale (mon parcours). La passion de mon père et la cuisine de ma belle famille y ont joué un rôle majeur. A mon tour, je veux vous transmettre l’expérience d’un Japon authentique, par les saveurs, les goûts, les images, les récits.

Le tantanmen est, pour moi, le ramen qui surprend le plus les convives non habitués à la cuisine japonaise : ce mélange de crémeux et de piquant déroute d’abord, puis conquiert dès la première bouchée. C’est ce moment de surprise que j’aime provoquer en le servant.

Découvrir les conseils et astuces de chef japonais

Contrairement à d’autres ramen, le tantanmen gagne à être bien mélangé dès le service, pour répartir uniformément le sésame et le piment dans tout le bol.

Le neri goma est fabriqué à partir de graines de sésame grillées, ce qui lui donne un goût plus profond que le tahini classique — à privilégier si vous en trouvez en épicerie asiatique.

Cette pâte fermentée est puissante ; mieux vaut en ajouter progressivement et goûter, plutôt que suivre une quantité fixe sans ajuster.

Quelques gouttes de vinaigre de riz noir dans le tare équilibrent la richesse du sésame et relèvent l’ensemble du bol sans ajouter de piquant supplémentaire.

Un bon tantanmen repose sur trois éléments préparés séparément puis assemblés au bon moment : un porc haché bien épicé, un bouillon crémeux au sésame jamais porté à forte ébullition, et un tare pimenté dosé selon les goûts. Cette organisation simple garantit un équilibre parfait entre onctuosité et piquant.

La solution consiste à réchauffer le bouillon à feu très doux une fois le sésame et le lait ajoutés, en remuant régulièrement. Deuxième piège fréquent : doser tout le piquant directement dans le porc haché, ce qui rend difficile d’ajuster l’intensité au moment de servir. Préparez plutôt un tare pimenté séparé, à doser bol par bol selon les préférences de chacun.


Remplacez le porc haché par des champignons émincés ou du tofu émietté revenu avec le doubanjiang, et utilisez un bouillon de légumes au kombu et shiitake.

En été, servez le bouillon crémeux refroidi sur des nouilles froides rincées à l’eau glacée, pour une version rafraîchissante très appréciée au Japon.

Remplacez le lait par du lait de soja non sucré ou par un supplément de bouillon, pour une version plus légère et sans lactose.

Augmentez la dose de doubanjiang et de rayu, et ajoutez quelques piments séchés émiettés dans le porc haché pour les amateurs de sensations fortes.


Le dandanmian chinois est généralement servi avec peu ou pas de bouillon, en sauce concentrée sur les nouilles, tandis que le tantanmen japonais est plus souvent proposé en soupe, avec un bouillon crémeux au sésame.

Non, le niveau de piquant se dose facilement en ajustant la quantité de doubanjiang et de rayu dans le tare, ce qui permet d’adapter la recette aux palais sensibles.

Oui, le tahini fonctionne comme substitut, bien que la pâte de sésame japonaise neri goma, à base de graines grillées, offre un goût légèrement plus profond.

Cela arrive généralement quand le lait ou la pâte de sésame ont été portés à trop forte ébullition. Réchauffez toujours cette base à feu doux, sans bouillonnement vigoureux.

Oui, des champignons émincés ou du tofu émietté, revenus avec le doubanjiang et les aromates, remplacent très bien le porc haché.

Le doubanjiang, une pâte de fèves fermentées pimentée, est l’ingrédient de référence. Le rayu, huile pimentée japonaise, permet ensuite d’ajuster le piquant au moment du service.

Oui, le porc haché épicé et le tare pimenté se conservent 2 à 3 jours au réfrigérateur. Préparez le bouillon crémeux et cuisez les nouilles au dernier moment.

Oui, la version hiyashi tantanmen, servie froide, est une variante estivale traditionnelle au Japon, particulièrement rafraîchissante.

Des nouilles ramen moyennement épaisses conviennent bien, car elles retiennent suffisamment le bouillon crémeux sans devenir trop lourdes en bouche.

Ajoutez un peu de bouillon nature ou de lait pour diluer l’ensemble, plutôt que de l’eau seule, afin de préserver la texture crémeuse du bol.

Itadakimasu ! Bon appétit !

Nul besoin de prendre l’avion pour ressentir l’omotenashi et goûter aux saveurs de l’authentique cuisine japonaise. Précisément, c’est l’expérience que nous proposons à travers nos repas d’hospitalité japonaise authentique à Paris,
où chaque détail, de l’accueil au menu, s’inspire de cette tradition.

Réservez votre expérience d’hospitalité japonaise à Paris

Voyage Culinaire Japonais. Hospitalité et cuisine japonaise à Paris.

Tantanmen maison