Curry Ramen Maison
La recette du bouillon épicé et réconfortant

カレーラーメン

Pour débuter avec les ramen maison, voir notre recette de ramen facile maison, référence du dossier Ramen sur Voyage Culinaire Japonais.

Le curry ramen, ou karē ramen, associe le bouillon dashi traditionnel du ramen à la douceur épicée du curry japonais, plus doux et plus sucré que ses cousins indien ou thaï. Né dans les restaurants de soba et d’udon avant de gagner les comptoirs de ramen, ce bol hybride offre une chaleur et une rondeur particulièrement appréciées pendant les mois froids, sans jamais devenir trop relevé.

Cette recette utilise un roux de curry japonais légèrement fait maison, associé à un bouillon dashi enrichi de porc, pour un résultat proche des izakaya spécialisés.

  • Temps de préparation : 20 minutes
  • Temps de cuisson : 25 minutes
  • Difficulté : facile
  • Pour : 2 personnes
  • Cuisine : familiale, traditionnelle
Pour faciliter vos courses, voici les ingrédients de votre recette japonaise.

600 ml de dashi (ou bouillon de bonite dilué)
2 blocs de roux de curry japonais
du commerce (type medium), ou 2 c. à soupe de
poudre de curry maison
2 c. à soupe de sauce soja
1 c. à soupe de mirin
1 oignon jaune, émincé
1 carotte, en fines rondelles
1 c. à soupe de fécule de maïs délayée
dans un peu d’eau, pour épaissir si besoin

200 g de porc tranché finement
(échine ou poitrine)
1 c. à soupe d’huile neutre

200 g de nouilles ramen moyennement épaisses
2 oignons nouveaux ciselés
Pousses de bambou (menma)
1 œuf mariné (ajitsuke tamago) par bol, coupé en deux
Une pincée de sésame grillé

Le secret d’un curry ramen maison réussi. Un bon curry ramen repose sur l’équilibre entre un dashi umami et un curry japonais doux, jamais trop concentré ni trop épais. Ce mariage entre deux traditions culinaires, l’une indienne réinterprétée, l’autre typiquement japonaise, donne un bol particulièrement réconfortant pour les jours plus frais.

Laissez-vous guider par le chef à chaque étape pour réussir votre recette japonaise à la maison.

Faites chauffer l’huile dans une casserole et faites revenir l’oignon
émincé 3 minutes à feu moyen, jusqu’à ce qu’il devienne translucide.
Ajoutez la carotte en rondelles et poursuivez la cuisson 2 minutes.

Poussez les légumes sur le côté de la casserole,
ajoutez le porc tranché et faites-le dorer 3 à 4 minutes.

Versez le dashi dans la casserole et portez à ébullition.
Réduisez le feu et laissez mijoter 10 minutes,
jusqu’à ce que la carotte soit tendre.
Ajoutez le roux de curry émietté ou la poudre de curry,
en mélangeant bien jusqu’à dissolution complète.
Ajoutez la sauce soja et le mirin,
goûtez et ajustez l’assaisonnement.
Si le bouillon reste trop liquide à votre goût,
incorporez la fécule délayée et laissez épaissir
légèrement 1 à 2 minutes à feu doux.

Portez une grande quantité d’eau
à ébullition dans une casserole séparée.
Cuisez les nouilles selon le temps indiqué sur l’emballage,
puis égouttez soigneusement sans rincer.

Réchauffez les bols à l’eau chaude puis videz-les.
Déposez les nouilles, puis versez généreusement le bouillon curry
avec le porc et les légumes par-dessus.
Ajoutez l’œuf mariné, le menma, l’oignon nouveau et le sésame,
puis servez immédiatement.

Experte de la cuisine et de la culture japonaise familiale et de sa transmission à Paris

J’ai reçu la culture japonaise par transmission familiale (voir mon parcours entre la France et le Japon). La passion de mon père et la cuisine de ma belle famille y ont joué un rôle majeur. A mon tour, je veux vous transmettre l’expérience d’un Japon authentique, par les saveurs, les goûts, les images, les récits.

Je me souviens de cette chaine de restaurant qui ne faisait que des « curry« . Surtout le riz au curry que beaucoup d’étudiants choisissaient tant pour le goût, mais aussi pour son côté rassasiant. Ayant toujours aimé le curry, j’avais goûté avec curiosité le ramen au curry et avais contasté l’apport d’une réélle différence au ramen qui était vraiment délicieux.

Découvrir les conseils et astuces de chef japonais

Les blocs de curry japonais du commerce existent en plusieurs niveaux de piquant ; pour un curry ramen fidèle à la tradition, privilégiez toujours une version douce ou medium.

Contrairement à un curry sur riz, le curry ramen doit rester suffisamment fluide pour bien enrober les nouilles sans devenir une sauce collante.

C’est lui qui distingue un vrai curry ramen d’un simple curry allongé d’eau, en apportant une profondeur umami que le curry seul n’a pas.

Les nouilles absorbent rapidement le bouillon épaissi du curry ramen, mieux vaut donc le déguster sans attendre pour préserver leur texture.

La solution consiste à diluer davantage le roux de curry dans le dashi que pour un curry classique, et à goûter progressivement plutôt que d’ajouter toute la quantité d’un coup. Deuxième piège fréquent : laisser le bouillon devenir trop épais et pâteux, proche d’une sauce plutôt que d’un bouillon de ramen. Ajoutez la fécule avec parcimonie, uniquement si nécessaire.


Remplacez le porc par du poulet en morceaux, pour une version plus légère tout aussi savoureuse.

Utilisez un bouillon de kombu et shiitake à la place du dashi traditionnel, et remplacez le porc par davantage de légumes ou du tofu grillé.

Ajoutez un roux de curry plus fort ou une pointe de piment en poudre, pour une version plus relevée destinée aux amateurs de sensations fortes.

Préparez le bouillon curry en version plus concentrée et servez les nouilles froides à part, pour une fusion originale entre curry ramen et tsukemen.


Le kare raisu est un curry japonais classique servi sur du riz, tandis que le curry ramen associe ce même type de curry à un bouillon dashi et à des nouilles ramen, pour un plat en soupe plutôt qu’en sauce épaisse.

Les blocs de roux de curry japonais du commerce, de préférence en version douce ou medium, conviennent parfaitement et permettent d’obtenir facilement l’équilibre recherché.

Ajoutez la fécule délayée progressivement, en petite quantité, et arrêtez dès que le bouillon nappe légèrement une cuillère, sans devenir une sauce compacte.

C’est possible avec un bouillon de volaille classique, bien que le dashi apporte une profondeur umami caractéristique difficile à remplacer complètement.

Non, la version traditionnelle reste douce et équilibrée, plus proche d’un curry sucré-salé que d’un plat franchement relevé, sauf si l’on choisit délibérément un roux plus fort.

Oui, il se conserve 2 à 3 jours au réfrigérateur et se réchauffe bien, à condition de cuire les nouilles fraîches au moment de servir.

Des nouilles moyennement épaisses sont idéales, car elles retiennent bien le bouillon légèrement épaissi sans devenir trop lourdes en bouche.

Oui, en remplaçant le dashi par un bouillon de kombu et shiitake et le porc par du tofu ou davantage de légumes, pour une version entièrement végétale tout aussi réconfortante.

Généralement oui, à condition d’utiliser un roux de curry doux, sa saveur sucrée-salée étant souvent bien accueillie par les palais plus jeunes.

Il est préférable de le consommer immédiatement, les nouilles se détrempant rapidement dans un bouillon épaissi ; conservez plutôt le bouillon et les nouilles séparément si nécessaire.

Itadakimasu ! Bon appétit !

Nul besoin de prendre l’avion pour ressentir l’omotenashi et goûter aux saveurs de l’authentique cuisine japonaise. Précisément, c’est l’expérience que nous proposons à travers nos repas d’hospitalité japonaise authentique à Paris,
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